Countries: Democratic Republic of the Congo, Uganda Source: Africa Centres for Disease Control and Prevention Please refer to the attached file. ADDIS-ABEBA, ÉTHIOPIE — Les Centres africains de prévention et de contrôle des maladies (Africa CDC) remercient S.E. le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour son leadership et les orientations claires qu’il a données afin de faire progresser un ensemble complet de mesures audacieuses et innovantes visant à maîtriser l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo. Africa CDC remercie également S.E. le Dr Samuel Roger Kamba, Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, pour son ferme soutien dans la traduction de ces orientations en actions concrètes. Cette appropriation nationale confère l’autorité, la rapidité et la redevabilité nécessaires pour déployer une riposte d’urgence à grande échelle. « Face à cette urgence sans précédent, mon gouvernement a décidé d’agir avec célérité et à grande échelle. Nous allons lancer une vaccination à grande échelle et une riposte centrée sur les villages afin d’identifier chaque cas suspect et chaque décès, et de veiller à ce que la protection, les soins et des informations fiables parviennent à chaque communauté. Notre objectif est clair : sauver des vies, rétablir la confiance et mettre fin à cette épidémie. »— S.E. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République démocratique du Congo, 5 août 2026 Cette action ne peut plus attendre, pour les raisons suivantes : Ampleur et rapidité. Selon les données du Gouvernement de la RDC communiquées le 7 août, 4 120 cas confirmés et 1 887 décès ont été enregistrés au cours des douze semaines suivant la déclaration de l’épidémie. À un stade comparable après la déclaration, cela représente environ neuf fois plus de cas confirmés et six fois plus de décès que lors de l’épidémie de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest. Extension géographique. Les données du Gouvernement de la RDC montrent que l’épidémie est passée de 11 zones de santé dans une province (Ituri), le 15 mai 2026, à 53 zones de santé réparties dans cinq provinces (Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uele et Tshopo), au 7 août 2026. La transmission progresse plus vite que les opérations conventionnelles. Selon Africa CDC, seuls environ 10 % des contacts attendus ont été identifiés, et près de 70 % des contacts répertoriés font l’objet d’un suivi, soit un niveau inférieur à la cible opérationnelle de 95 %. Des rapports récents indiquent qu’environ quatre nouvelles infections sur cinq surviennent en dehors des chaînes de transmission connues et que plus de 60 % des décès surviennent dans les communautés. Ces tendances laissent penser qu’une transmission non détectée avait peut-être commencé plusieurs mois avant l’identification de l’épidémie. Érosion de la confiance communautaire. Les échanges avec les dirigeants et les représentants communautaires montrent que de nombreuses communautés se sentent insuffisamment respectées et associées à la riposte. La perturbation et le coût des services de santé essentiels, auxquels s’ajoutent les besoins humanitaires et les obstacles à l’accès aux soins, érodent davantage la confiance dans la riposte. Des orientations présidentielles à la mise en œuvre opérationnelle. Lors de la réunion du 5 août 2026, le Gouvernement de la RDC, sous la direction du Président Tshisekedi, a pris des décisions politiques courageuses pour maîtriser l’épidémie. Ces décisions sont résumées dans le concept : « Une seule riposte, six interventions qui se renforcent mutuellement » : 1. Une riposte centrée sur les villages, conduite par des agents de santé communautaires (ASC) de confiance et appuyée par la transformation numérique. Chaque village touché sélectionnera des ASC de confiance qui seront ses interlocuteurs directs auprès de la riposte. Ils seront formés, équipés, supervisés et rémunérés pour détecter les alertes, soutenir le suivi des contacts, favoriser l’orientation précoce, expliquer la vaccination, appuyer les enterrements dignes et sécurisés et relayer les préoccupations des communautés. Cette relance village par village permettra d’établir l’ampleur réelle de l’épidémie, de retrouver les chaînes de transmission manquées et de produire une liste complète et vérifiée des contacts pour un suivi quotidien immédiat. Chaque ASC sera équipé et connecté, au moyen des réseaux mobiles ou satellitaires disponibles, afin de signaler en temps réel les alertes, les contacts, les orientations, les vaccinations et les ruptures de produits essentiels. 2. Une utilisation élargie du vaccin Ervebo homologué, encadrée par un protocole. Lancer la vaccination avec Ervebo dans les zones prioritaires dès que les autorisations nationales et l’allocation du GIC auront été obtenues. Commencer par la vaccination en anneau, les travailleurs de première ligne et les personnes vivant dans les foyers où la transmission est la plus intense, puis étendre progressivement la couverture géographique dans le cadre du protocole directeur, à mesure que l’innocuité, la qualité des données, la préparation opérationnelle et les signaux d’efficacité en temps réel le permettent. La vaccination constitue également une occasion de renforcer, avec l’appui des ASC des villages, la recherche active des cas, la gestion des contacts, la prévention et le contrôle des infections, les enterrements dignes et sécurisés ainsi que les soins cliniques. 3. La gratuité des services de santé essentiels et la rémunération régulière du personnel. Suspendre temporairement les paiements directs des usagers et protéger l’accès aux soins de santé primaires essentiels dans les zones touchées par Ebola, en : 1) garantissant le paiement prévisible des agents de santé des établissements publics et privés afin de prévenir les grèves, au moyen de contrôles transparents de la paie ; 2) assurant un approvisionnement ininterrompu en équipements de protection individuelle, produits de diagnostic, médicaments, matériels d’eau et d’assainissement et autres fournitures essentielles ; et 3) garantissant le fonctionnement des centres de santé afin de favoriser un recours plus précoce aux soins, de réduire la transmission cachée et de préserver la continuité des soins courants. 4. L’accès au traitement et à la prophylaxie post-exposition dans le cadre de protocoles approuvés. Élargir rapidement l’accès aux soins de soutien optimisés et au remdésivir pour les patients admissibles présentant une infection confirmée en laboratoire, conformément aux directives nationales relatives à l’usage compassionnel. Les contacts à haut risque devraient avoir accès à la prophylaxie post-exposition par l’obeldésivir, conformément au protocole