![]()
Please refer to the attached file.
Principales réalisations
En avril 2026, le Cluster Santé et ses partenaires ont fourni des services de santé d’urgence à 253 085 personnes, portant le cumul annuel à 1 160 022 bénéficiaires. Malgré cette mobilisation, la couverture demeure limitée à 15 % des besoins estimés et 46 % de la population ciblée, reflétant l’ampleur des besoins non couverts dans un contexte humanitaire et sécuritaire particulièrement difficile.
Les interventions ont principalement porté sur les soins de santé primaires, notamment à travers le soutien aux structures de santé et le déploiement de cliniques mobiles au profit des populations déplacées et des communautés difficiles d’accès. Toutefois, les services spécialisés demeurent insuffisamment couverts, avec seulement 10 % de couverture pour la prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre, 11 % pour les accouchements assistés, 5 % pour la prise en charge des traumatismes et 3 % pour les services VIH/TB, traduisant une rupture préoccupante des soins pour les patients chroniques dans les zones affectées par le conflit.
La réponse aux épidémies reste également en deçà des besoins avec une couverture estimée à 10 % pour le choléra, 11 % pour la rougeole et 6 % pour le mpox. Au cours de la période, le Cluster Santé a renforcé son rôle de coordination, de plaidoyer et d’analyse des gaps opérationnels. La mission du Coordinateur National au Nord-Kivu et au Sud-Kivu a permis de renforcer le dialogue avec les autorités sanitaires, les partenaires et les bailleurs, de promouvoir l’Area-Based Coordination avec les clusters WASH et Nutrition, d’identifier les principales contraintes d’accès et de logistique médicale, ainsi que de soutenir la redynamisation de HeRAMS, du suivi des attaques contre les soins de santé et des mécanismes de redevabilité.
Contraintes et défis opérationnels
L’insécurité persistante, les déplacements de populations et les restrictions d’accès continuent de limiter la couverture sanitaire dans plusieurs zones prioritaires. Le sous-financement chronique de la réponse demeure un obstacle majeur au maintien et à l’extension des services essentiels. Les défis logistiques, notamment les difficultés d’approvisionnement, les contraintes de last mile delivery et les ruptures récurrentes d’intrants médicaux, affectent la continuité des soins.
Par ailleurs, les attaques contre les soins de santé et leur faible documentation limitent les efforts de protection et de plaidoyer. Dans certaines zones sous contrôle d’autorités de facto, des pressions ont également été signalées concernant l’accès aux données relatives aux violences basées sur le genre, soulevant des préoccupations importantes en matière de confidentialité et de protection des survivantes. Enfin, l’épidémie d’Ebola en cours accentue davantage la pression sur un système de santé déjà fortement fragilisé.

