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FAITS SAILLANTS
- Am-Dafock : Plus de 1800 personnes prises en charge à travers les cliniques mobiles
- 300 ménages retournés reçoivent des biens non alimentaires et articles ménages essentiels à Zémio
- Bambari : 500 personnes formées sur la prévention, les alertes et la réponse aux risques épidémiques
CONTEXTE GENERAL
Préfecture de Mbomou – Sud-Est
Dans la nuit du 20 au 21 juillet, des hommes armés ont fait incursion dans le village de Tandjia, situé à 12 km de Nzako, et ont enlevé une vingtaine de personnes, dont des enfants. 15 adultes ont été libérés le 21 juillet, tandis que six garçons mineurs ont été emmenés vers le village Ndenguilo, sur l’axe de Chinko. À la suite de l’incident, les Forces armées centrafricaines (FACA) basées à Nzako ont lancé des opérations de recherche. Face aux risques de protection, notamment d’enlèvement d’enfants, les autorités locales ont sensibilisé les communautés à limiter les déplacements des enfants vers les champs, les sites miniers et les zones de chasse pendant la période des vacances scolaires.
BESOINS ET REPONSE HUMANITAIRE
Multisectoriel
Préfecture du Haut-Mbomou – Sud-Est
- COOPI en partenariat avec l’Action communautaire pour la reconstruction et le développement durable (ACRED), a fourni du 15 au 16 juillet, une assistance multisectorielle à 300 ménages vulnérables au village Komboli près de Zémio. Les bénéficiaires qui sont des personnes retournées ont reçu des kits abris composés de feuilles de bambou, de cordes et de bois locaux selon leurs préférences. Des kits en biens non alimentaires et articles ménagers essentiels, notamment, des bâches, couvertures, nattes, moustiquaires, seaux et des ustensiles de cuisine ont également été distribués. Par ailleurs, chaque ménage a également reçu une assistance en espèces destinée à couvrir les divers coûts liés à la construction ou réhabilitation d’abris. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la réponse d’urgence pour les personnes déplacées internes (PDI), retournées et hôtes dans la sous-préfecture de Zemio, avec l’appui du Fonds humanitaire pour la République centrafricaine (FH RCA).
A l’échelle nationale
- Entre le 10 et le 20 juillet, sept nouveaux cas suspects de choléra ont été signalés, dont quatre dans les structures de santé et trois au sein des communautés. Aucun décès n’a été enregistré au cours de cette période. Depuis la déclaration de l’épidémie le 26 juin, un cumul de 650 cas suspects et 44 décès a été rapporté, tandis que 595 personnes ont été guéries. Sous la coordination du ministère de la Santé, les interventions de riposte se poursuivent dans les zones affectées. Dans le cadre du renforcement de la surveillance épidémiologique, 40 épidémiologistes et gestionnaires de données ont été formés afin d’assurer la mise à jour quotidienne des données de surveillance au niveau des districts sanitaires. Par ailleurs, 25 tradipraticiens de Bangui ont été formés à la recherche active des cas et à la référence rapide des cas suspects vers les structures de prise en charge. Parmi les sept nouveaux cas suspects, quatre sont actuellement pris en charge, dont deux à l’hôpital Communautaire, un à l’hôpital de Bimbo et un au Centre hospitalier universitaire Maman Elisabeth Domitien (CHUMED). Les activités de prévention et de contrôle de l’infection se sont poursuivies avec la sensibilisation de 3 093 personnes sur le traitement de l’eau à domicile et la distribution de 69 120 comprimés de purification d’eau. 21 ménages situés autour des cas identifiés à Bokassa 1 et à Bangui ont été désinfectés. En outre, 125 stations de lavage des mains ont été installées dans les districts de Bimbo et de Mbaïki, et les hygiénistes de l’hôpital communautaire ont bénéficié d’une formation sur les mesures de prévention et contrôle des infections en milieu hospitalier. Les principales contraintes de la réponse demeurent la gestion des données et la mobilisation des ressources nécessaires pour contenir l’épidémie.

