World: Alertes de maladies épidémiques et émergentes en Océanie le 14 juillet 2026

world: alertes de maladies épidémiques et émergentes en océanie le 14 juillet 2026
Countries: World, Australia, French Polynesia (France), Guam, New Caledonia (France), New Zealand, Palau, Samoa, Solomon Islands, Vanuatu
Source: Pacific Community

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Éléments nouveaux/faits marquants intervenus depuis la diffusion de la carte précédente sur PacNet, le 07 juillet 2026 :

Dengue

Nouvelle-Calédonie : Entre le 1er janvier et le 5 juillet 2026, un nombre total de 2 181 cas de dengue ont été signalés, dont 1 982 cas autochtones confirmés. Après avoir atteint un pic durant la semaine 17, l’épidémie est désormais en phase de recul, un phénomène régulièrement observé à l’arrivée de la saison fraîche, qui s’accompagne généralement d’un ralentissement ou d’une interruption de la transmission. Le sérotype 1 (DENV-1) reste le seul en circulation. L’âge médian des personnes infectées est de 29 ans et le ratio hommes-femmes est de 0,9, les taux d’incidence les plus élevés étant observés dans les tranches d’âge de 10 à 14 ans (338 cas) et de 15 à 19 ans, principalement en milieu scolaire. Au total, 78 patients ont été hospitalisés (moyenne d’âge : 46 ans), dont un au cours des 15 derniers jours, et trois décès ont été enregistrés : l’un chez une personne co-infectée par la leptospirose et la dengue, et deux chez des personnes présentant des comorbidités. À l’échelle territoriale, le taux d’incidence s’élève à 804 cas pour 100 000 habitants. Dans 32 % des cas déclarés, les personnes infectées résident dans des communes du Grand Nouméa où près de 80 % des moustiques sont porteurs de la bactérie Wolbachia et où est mis en œuvre le World Mosquito Program. L’incidence hebdomadaire dans cette zone demeure toutefois inférieure à 40 cas pour 100 000 habitants, alors qu’un pic avoisinant les 200 cas pour 100 000 habitants a été enregistré fin avril en dehors du Grand Nouméa. Il est conseillé aux habitants de consulter rapidement un médecin en cas de fièvre, de maux de tête ou de douleurs musculaires et articulaires, et d’éviter de prendre de l’aspirine et de l’ibuprofène si une infection par le virus de la dengue est suspectée. L’alerte bleue pour la dengue est maintenue. – Sources : ALERTE DASS – Épidémie de dengue (5 juillet 2026) et La dengue | Direction des Affaires sanitaires et sociales de Nouvelle-Calédonie, page consultée le 14 juillet 2026.

Vanuatu : Au cours de la semaine épidémiologique 27, l’épidémie de dengue s’est poursuivie dans le sud-ouest de l’île d’Efate (province de Shefa), le nombre total de cas confirmés en laboratoire s’élevant à 38, dont neuf nouveaux cas détectés durant la semaine 27. Le nombre de cas recensés chaque semaine demeure supérieur au seuil d’alerte fixé à quatre cas hebdomadaires. Deux hospitalisations supplémentaires ont également été signalées durant cette semaine, ce qui porte le nombre total d’hospitalisations à six (15,8 %). Une personne reste hospitalisée, tandis que les autres personnes infectées se sont rétablies et ont pu quitter l’hôpital. À ce jour, aucun décès lié à la dengue n’a été enregistré. Les cas se concentrent dans le quartier de Pango (34 %), suivi par Eratap (21 %), et d’autres cas ont été signalés dans les quartiers d’Erakor, d’Eton, de Port-Vila et de Mele, ce qui tend à montrer que la répartition géographique de l’épidémie s’élargit. Les hommes représentent 55 % des cas, lesquels sont majoritairement recensés chez des individus âgés de moins de 26 ans (64 %). Cinq échantillons envoyés en laboratoire à des fins de sérotypage et de tests de confirmation ont tous confirmé la présence du sérotype 1 du virus de la dengue. Les activités de riposte se poursuivent au sein des communautés touchées, notamment des investigations épidémiologiques, des mesures de lutte antivectorielle et l’élimination des gîtes larvaires. L’alerte rouge pour la dengue (DENV-1) est maintenue. – Source : Rapport de situation no 7 sur l’épidémie de dengue dans le sud-ouest de l’île d’Efate (province de Shefa, Vanuatu), Unité de surveillance nationale de Vanuatu, publié sur PacNet le 10 juillet 2026.

Coqueluche

Nouvelle-Zélande : L’épidémie de coqueluche qui s’est déclarée dans le pays en novembre 2024 se poursuit. Au cours de la semaine de surveillance qui s’est achevée le 3 juillet 2026, 42 cas ont été signalés, un chiffre en baisse par rapport aux 55 cas enregistrés la semaine précédente (jusqu’au 26 juin), ce qui porte le nombre total de cas à 1 013 au 3 juillet 2026. Ces données sont fournies à titre provisoire et sont susceptibles de faire l’objet d’une révision rétrospective. L’alerte bleue pour la coqueluche est maintenue. – Source : Pertussis dashboard, PHF Science, page consultée le 14 juillet 2026.

Vanuatu : Au cours des semaines épidémiologiques 23 à 28, aucun nouveau cas de coqueluche n’a été signalé à Vanuatu. La déclaration la plus récente de cas diagnostiqué cliniquement date de la semaine épidémiologique 23, et celle du dernier cas confirmé biologiquement remonte à la semaine épidémiologique 14. Le nombre total de cas se maintient à 833, dont 789 cas diagnostiqués cliniquement et 44 confirmés biologiquement, ainsi que 75 hospitalisations et sept décès liés à la maladie (six à Tanna et un à Shefa). Les cas restent concentrés à Efate (environ 55 %) et à Tanna (environ 37 %). Les personnes les plus touchées sont des enfants âgés de 1 à 9 ans, ainsi que des nourrissons de moins de 1 an, qui représentent une part importante des cas. Parmi les malades dont le statut vaccinal est connu, 48 % n’ont pas été vaccinés, 36 % ont reçu une dose de vaccin à valence coqueluche, 6 % ont reçu deux doses et 10 %, trois doses. Le nombre de cas recensés chaque semaine demeure inférieur au seuil épidémique depuis la semaine épidémiologique 15, et 42 jours (six semaines) se sont écoulés depuis le dernier cas diagnostiqué cliniquement, ce qui correspond à deux périodes d’incubation complètes sans preuve de transmission active. Les critères requis étant réunis, le ministère de la Santé de Vanuatu a officiellement déclaré la fin de l’épidémie de coqueluche. L’alerte bleue pour la coqueluche à Vanuatu a été retirée de la carte. La surveillance de routine et l’analyse rapide des cas suspects se poursuivront afin de garantir la détection précoce de tout risque de transmission ultérieure. – Sources : Rapport de situation sur l’épidémie de coqueluche à Vanuatu no 23, communiqué au point de contact du Groupe de coordination du ROSSP le 14 juillet 2026.

Autres informations :

Grippe aviaire

Cambodge : Le 9 juillet 2026, le ministère de la Santé du Cambodge a confirmé le recensement d’un cas humain de grippe aviaire A (H5N1) hautement pathogène chez une petite fille de neuf mois résidant dans le village de Prek Ta Kong, situé dans le district de Meanchey (Phnom Penh). Diagnostiqué par l’Institut national de la santé publique et par l’Institut Pasteur du Cambodge, ce cas de H5N1 humain est le cinquième déclaré au Cambodge en 2026. Placée en quarantaine, l’enfant reçoit des soins médicaux intensifs. En collaboration avec les départements provinciaux de l’agriculture et les autorités locales, les équipes d’intervention rapide à l’échelle nationale et infranationale recherchent la source de l’infection tant chez l’animal que chez l’être humain, et s’efforcent de retrouver les cas contacts. À ce jour, les investigations sont toujours en cours et aucune exposition à un animal en particulier n’a été confirmée. Depuis la réémergence, en février 2023, d’infections humaines par le virus de la grippe A (H5N1) au Cambodge, le pays a déclaré six cas (dont quatre décès) en 2023, 10 cas (dont deux décès) en 2024 et 18 cas (dont neuf décès) en 2025. – Sources : Communiqué de presse, ministère de la Santé, Royaume du Cambodge (11 juillet 2026) et Fifth human case of HPAI (H5N1) reported in a nine-month-old in Phnom Penh, Cambodia – BEACON, pages consultées le 14 juillet 2026.

Ciguatera

Vanuatu : Au cours des semaines épidémiologiques 24 à 27, le nombre de cas d’intoxication ciguatérique est resté en dessous du seuil d’alerte. Deux nouveaux cas ont été signalés à Efate durant la semaine 27, portant à 214 le nombre total de personnes touchées depuis le début de l’année. Aucun décès n’a été enregistré et aucune hospitalisation n’est en cours (les cinq personnes qui étaient hospitalisées ont pu rentrer chez elles). Les hommes représentent 60 % des cas, et la tranche d’âge la plus touchée reste celle des 15–34 ans (51 %), suivis par les adultes de 35 ans et plus (34 %). Des cas ont été signalés dans dix îles, majoritairement à Efate (46 %). Ils sont pour l’essentiel liés à la consommation de poissons relevant de la catégorie « Autres » (103 cas) et de poissons de récif (96 cas). Globalement, les intoxications ciguatériques poursuivent leur tendance à la baisse. Les autorités sanitaires continuent de surveiller étroitement la situation, de mener des investigations sur les nouveaux cas signalés afin de recenser les espèces de poissons et les zones de pêche à haut risque, et de renforcer la diffusion de messages de santé publique promouvant des pratiques sûres en matière de consommation de poisson et invitant la population à consulter rapidement en cas de symptômes. – Source : Rapport de situation sur l’épidémie d’intoxication ciguatérique à Vanuatu no 11, Unité de surveillance nationale de Vanuatu, publié sur PacNet le 10 juillet 2026.

Dengue

Hawaii : Le 10 juillet 2026, le Département de la santé d’Hawaii a fait état d’un nouveau cas de dengue lié à un voyage. Il s’agit d’une personne résidant à O’ahu, qui a été exposée au virus alors qu’elle se trouvait dans une région où la dengue est répandue. Le nombre total de cas déclarés par l’État en 2026 s’élève désormais à six. Compte tenu des spécificités de ce nouveau cas, le risque prévisible de transmission ultérieure est jugé faible. La dengue n’étant pas endémique à Hawaii, les cas demeurent limités aux voyageurs. – Source : DOH reports travel-related dengue virus case in Oʻahu resident, Département de la santé d’Hawaii (10 juillet 2026), page consultée le 14 juillet 2026.

Nouvelle-Zélande : Au cours de la semaine épidémiologique 27 (du 4 au 10 juillet 2026), un cas probable de dengue a été signalé en Nouvelle-Zélande. La personne infectée se trouvait au Samoa durant la période d’incubation. Compte tenu de la réactivité sérologique croisée entre la dengue et les autres flavivirus, il est possible que certains cas imputés à la dengue soient finalement attribués à d’autres flavivirus. Les données sont donc susceptibles d’évoluer à mesure de l’avancée des investigations. – Source : Rapport NZ Arbovirus Notifications by Country (semaine épidémiologique 27 : 04/07/2026–10/07/2026), communiqué au point de contact du Groupe de coordination du ROSSP le 13 juillet 2026.

Influenza aviaire hautement pathogène chez des oiseaux sauvages

Australie : Le 10 juillet 2026, les autorités australiennes ont confirmé la première détection dans le pays du virus de l’influenza aviaire de type H5 chez un oiseau indigène non migrateur, une sterne huppée (Thalasseus bergii) découverte à Robe, en Australie-Méridionale, à quelque 340 km au sud-est d’Adélaïde. D’après les tests réalisés, il s’agit du virus H5N1, clade 2.3.4.4b., qui circule dans le monde entier. Tous les cas précédemment détectés en Australie concernaient des oiseaux de mer migrateurs en provenance de la région subantarctique, le premier cas ayant été confirmé le 14 juin 2026 chez un labbe antarctique (Stercorarius antarcticus) repéré à Esperance, sur la côte sud de l’Australie-Occidentale. Au 10 juillet 2026, un nombre total de 12 cas d’infection par le virus H5 avaient été confirmés dans le pays, notamment des cas supplémentaires en Australie-Méridionale et en Australie-Occidentale, ainsi qu’un nouveau cas suspect détecté dans ce deuxième État, et qui fait actuellement l’objet d’investigations biologiques. À ce jour, aucun phénomène de mortalité massive au sein de la faune sauvage locale, aucun cas d’infection dans un élevage de volailles ou dans d’autres environnements agricoles, ni aucune infection humaine n’ont été signalés. Si le Centre australien de lutte contre les maladies a réaffirmé qu’il existait un risque pour la santé humaine dans le pays, il estime cependant que celui-ci reste faible. Les autorités de l’Australie-Méridionale pilotent les interventions sur le terrain et ont notamment renforcé la surveillance aux environs de Robe, et le Chef des services vétérinaires australiens ainsi que des experts fédéraux suivent activement la situation. La détection du virus H5N1 chez une espèce d’oiseau de mer résidente sans antécédent d’exposition, et ne bénéficiant par conséquent d’aucune immunité à l’échelle de la population, marque une nouvelle phase dans l’incursion du virus en Australie et augmente le risque d’installation de ce dernier au sein de la faune sauvage résidente. Cet événement met en évidence le risque permanent d’introduction du virus H5N1 dans le Pacifique par les oiseaux migrateurs, et rappelle la nécessité de rester vigilants et de renforcer la surveillance dans la région. – Sources : H5 bird flu detected in non-migratory seabird, Centre australien de lutte contre les maladies (10 juillet 2026) et First detection of avian influenza H5 in native resident seabirds marks new phase of incursion risk in South Australia and Western Australia – BEACON, pages consultées le 14 juillet 2026.

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