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La présence de cas de maladie à virus Ebola (MVE) en République démocratique du Congo (RDC) représente un risque sanitaire important pour les pays voisins, dont la République centrafricaine (RCA), en raison de la proximité géographique, des mouvements transfrontaliers de population, des échanges communautaires et commerciaux, ainsi que des vulnérabilités existantes des systèmes de surveillance, de prévention et de réponse. Dans ce contexte, la RCA doit renforcer sa préparation multisectorielle afin d’anticiper une éventuelle propagation de la MVE et de garantir une réponse rapide, coordonnée, sûre, inclusive et redevable envers les populations.
Les urgences sanitaires, notamment celles qui nécessitent le déploiement rapide d’équipes de riposte, de personnel de santé, de volontaires, de prestataires, de partenaires d’exécution et d’acteurs communautaires, peuvent accroître les risques d’exploitation et d’abus sexuels (EAS), de harcèlement sexuel (HS), d’abus de pouvoir, de mauvaise conduite, de discrimination et de représailles. Ces risques sont particulièrement élevés lorsque l’accès aux soins, à l’information, à l’assistance, aux services de protection ou aux mécanismes de plainte dépend de relations de pouvoir inégales entre les acteurs de la réponse et les populations affectées.
Dans le cadre de la préparation et de la réponse à la MVE, l’intégration de la protection contre l’exploitation et les abus sexuels (PEAS) constitue donc une exigence transversale essentielle. Elle vise à prévenir les risques d’EAS/HS, à renforcer la confiance des communautés dans les interventions sanitaires et humanitaires, à garantir l’accès à des mécanismes de plainte sûrs, confidentiels et accessibles, et à assurer une assistance rapide, éthique et centrée sur les survivant·e·s. Elle contribue également à améliorer la qualité, la crédibilité et la redevabilité de la réponse.
Le présent plan préliminaire propose des actions prioritaires et complémentaires à mettre en oeuvre par le point focal PEAS, la coordination inter-agences PEAS, les autorités nationales, les agences des Nations Unies, les ONG, les partenaires techniques et les acteurs communautaires impliqués dans les préparatifs de réponse à la MVE en RCA. Il couvre notamment la coordination et le plaidoyer, l’analyse des risques EAS/HS, la sensibilisation du personnel et des prestataires, les mécanismes de plainte et de référencement, l’engagement communautaire, les ressources humaines, la supervision, le suivi, la mobilisation des ressources et la documentation des apprentissages.

